CHO OYU (8201m) – EVEREST (8848m)

WILD YAK EXPEDITIONS EXPEDITIONS 2016

Des années de rêve, d’intense préparation physique, la chance de pouvoir compter sur des sponsors exceptionnels et le précieux soutien de ma famille et amis, de nombreux obstacles à surmonter, accompagnés et guidés par ma motivation et persévérance de longue haleine.

En 2015, l’entier du projet s’écroulait en raison des terribles séismes des 25 avril et 12 mai au Népal. Le doute de tenter une nouvelle fois la mise sur pied de toute l’entreprise ne fut que de court passage dans mon esprit. J’avais décidé de me battre une fois de plus pour aboutir à la concrétisation de mon rêve. Chose dite, chose faite.

Le départ est prévu mi-mars de cette année avec un fabuleux trekking en guise de première acclimatation, en compagnie de clients, dans la mystique région du Dolpo, qui fut le lieu de tournage du film nominé aux Oscars meilleur film étranger « l’Enfance d’un Chef » du réalisateur Eric Valli. Un décor magique et authentique à plus de 5000 mètres d’altitude. Afin de conserver au mieux nos précieux « globules rouges » acquis lors de ce trek, nous décidons, avec Norbu, de partir pour une dizaine de jours dans la région du Khumbu au Népal, la fameuse région de l’Everest, avant de nous envoler pour le Tibet.

Avec du recul, nous pouvons désormais confirmer que ce fut un excellent choix tactique pour parfaire notre acclimatation ! En effet, au Tibet, les altitudes sont rapidement plus élevées qu’au Népal. Le camp de base du Cho Oyu se trouve déjà à 5700 mètres d’altitude, soit plus haut que la majorité des cols au Népal, sans parler des Alpes… Aucun être humain ne peut y vivre à long terme. Il va sans dire que plus l’acclimatation est bonne, mieux on se porte ! Ce n’est en effet pas le moment de faire la fine bouche, le corps devant se battre continuellement pour essayer de s’adapter au mieux. Depuis notre arrivée, fin avril au camp de base du Cho Oyu, nous ne descendrons quasi plus sous la barre des 5000 mètres d’altitude…Cela doit batailler dur dans nos usines à globules rouges.

CHO OYU 6ème plus haut sommet de la Planète avec ses 8201 mètres (Tibet)

Le Cho Oyu, le « frère aîné » des sommets de 8000 mètres « masculins » et 6ème plus haut sommet de notre Planète. Il ressemble quelque peu au Mont Blanc ou à notre Grand Combin mais quasi deux fois plus haut…

Nous partageons la logistique du camp de base (avancé) avec une petite expédition afin de limiter les frais et savourons les bons mets soigneusement préparés par notre cuisinier népalais Chakra et ses deux aides de cuisines tibétains Namghay et Yeshe. Le but est de ne pas nous éterniser éternellement au camp de base (avancé) du Cho Oyu et de profiter de notre excellente acclimatation pour une ascension rapide. Toute notre concentration se focalise ainsi dès les premiers jours sur les prévisions météorologiques qui nous sont régulièrement données. A peine une petite semaine après notre arrivée au camp de base (avancé), nous voici en route pour la tentative d’ascension du 6ème plus haut sommet du monde. C’est une montée avec de nombreux passages techniques en pur glace et de neige fraiche sur les hauts qui nous attend, alors qu’en règle générale la voie d’ascension est relativement facile mis à part le manque d’oxygène à ces altitudes. En raison de l’attente au pied de la dernière difficulté technique avant le sommet et des températures plus que négatives, agrémentées d’un fort vent, nous pensons qu’il est plus sage de faire demi-tour que de prendre le risque de terminer cette première partie de notre aventure sur les hauts sommets himalayens avec des gelures. Le manque d’oxygène favorise drastiquement l’apparition de gelures à ces altitudes….

Nous décidons de redescendre jusqu’au camp de base (avancé) où nous attend une bonne assiette de spaghettis malgré l’heure tardive !

Ayant bien conscience que la montagne aura toujours son dernier mot et que nous avons eu de la chance de pouvoir frôler la barre des 8000 mètres, nous nous focalisons très vite sur notre prochain objectif : l’ascension du Toit du Monde, l’EVEREST, 8848 mètres. Ce sera la première fois qu’une femme tente ces deux sommets dans la même saison.

Un petit jour de repos dans un étrange village des hauts plateaux tibétains à 4100 mètres digne d’une série télévisée et nous voici déjà en route pour la suite de notre périple.

Avant de passer à la suite de mon récit, je tiens à dire un mot sur les gens qui nous entourent et qui sont indispensables pour réaliser ce genre d’entreprise.

Les cuisiniers et leurs aides sont aussi précieux que l’équipe des Sherpas lors d’une expédition de cette envergure. Les sourires quotidiens illuminent leur visage tanné par les nombreuses heures au soleil et ils ne semblent pas sentir la fatigue des journées consécutives à très haute altitude. Au contraire, tout ce petit monde se côtoient, s’entraident, partagent des moments tant attendus à la lueur de la flamme de gaz qui alimente l’espace réservé à l’équipe de cuisine. Les uns et les autres fournissent un travail exceptionnel. Sans eux, la majorité des expéditions ne foulerait pas les sommets des plus hautes montagnes du Monde, et encore moins la « Déesse des Cieux », l’EVEREST. Un immense MERCI à eux !

EVEREST le Toit du Monde avec ses 8848 mètres (Tibet)

« Chomolungma » pour les Tibétains et Sherpas, la déesse « Mère des Cieux » ou le Toit du Monde pour la majorité de la population, règne de toute sa splendeur au-dessus de la frontière du Népal (sud) et Tibet (au nord) au cœur de la plus haute chaîne de montagne du monde : l’Himalaya. La légende veut que le côté visible depuis le Tibet, cette impressionnante face nord avec sa longue arrête sommitale, représente la magnifique chevelure des femmes tibétaines, alors que la partie prépondérante visible depuis la vallée du Khumbu évoque le visage d’une femme Sherpa.

A nouveau, nous nous focalisons entièrement sur les prévisions météorologiques dès notre arrivée au camp de base à 5200 mètres. Les yaks amèneront une partie du matériel utilisé dans les camps d’altitude jusqu’au camp de base avancé à 6400 mètres d’altitude. Les yaks ne vivent en principe pas au-dessous de 3500 mètres d’altitude mais de monter à 6400 mètres sans pour autant marcher sur un glacier reste fascinant.

Après plusieurs jours d’attente sous un beau soleil au camp de base, nous recevons le feu vert météorologique pour une tentative de sommet le 21 mai. Nous sommes prêts, motivés et extrêmement bien acclimatés pour commencer la longue montée aux différents camps d’altitude (North Col camp 1 : 7000 mètres ; camp 2 : 7800 mètres et camp 3 : 8300 mètres).

S’ensuit une ascension sous la pleine lune laissant deviner les abîmes sous nos pieds lors des traversées vertigineuses, la longue attente au sommet dans le froid de la nuit récompensée par un lever du soleil magique, les pieds posés sur le plus haut sommet du Monde en compagnie de l’homme de ma vie…un rêve se réalise.

Au final, c’est surtout un IMMENSE MERCI que je souhaite adresser du fond du cœur à mes sponsors, ma famille et mes amis pour leur précieux soutien, mais aussi à chacun d’entres vous qui suivez mes aventures à travers mon blog.

La prochaine étape est désormais de se concentrer à travers notre association « BUTTERFLY HELP PROJECT » sur la reconstruction de l’école du petit village de Leptung, située dans le district de Dolakha au Népal, et ses 306 élèves. Un défi de grande taille mais pour lequel nous avons la chance de pouvoir compter sur le soutien de personnes exceptionnelles.

Last but not least, si un jour vous désirez découvrir les beautés de l’Himalaya, que ce soit lors d’un trekking ou expédition, d’un voyage à vélo ou d’une visite culturelle, c’est avec grande joie que nous vous accueillerons au cœur du Shangri La. N’hésitez pas à visiter notre site : www.wildyakexpeditions.com !

Namasté ! Tashi Delek !

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